L'Abbaye de Quincy

FILLE DE PONTIGNY

L'abbaye Notre-Dame de Quincy, rattachée à l'ordre cistercien, est fondée en 1133 par douze moines venus de abbaye de Pontigny : il s'agit du sixième établissement créé par cette dernière. L'église abbatiale est consacrée en 1139. L'abbaye est prospère à ses débuts : forte de cent cinquante moines, elle possède quatorze granges et maisons urbaines, six à sept moulins ainsi que des celliers à vin à Auxerre, Chablis et Épineuil. L'église abbatiale sert de nécropole à la puissante famille des Courtenay apparentée au roi de France.

Dès le XIIIe siècle, elle est le siège de conflits internes et de querelles de voisinage. Elle est endommagée par la guerre de Cent Ans mais retrouve une certaine prospérité à la fin du Moyen Âge. Durant les guerres de religion, son abbé commendataire le cardinal de Coligny se convertit à la foi protestante. Les moines qui occupent l'abbaye à l'époque sont presque tous massacrés et un incendie ravage une partie des bâtiments. L'abbaye subsiste sans éclat au XVIIe et au XVIIIe siècles.

À la Révolution française, en 1791, l'abbaye qui n'est plus occupée que par quelques moines, est vendue comme bien national et sert de carrière de pierres. Elle est rachetée en 1822 par le propriétaire du château de Tanlay et ses bâtiments deviennent le siège d'une exploitation agricole. Les bâtiments sont inscrits au titre des monuments historiques depuis 19262. Plus récemment, les bâtiments ont été libérés de leur usage agricole et des travaux de restauration ont été entrepris. L'abbaye est désormais ouverte à la visite.

Hôtel d'Uzes

MAISON NATALE DU CHEVALIER D'EON

Construit vraisemblablement dans la première moitié du 16e siècle, cet hôtel particulier appartenait à l’origine à la famille Cannelle, issue de la grande bourgeoisie de la ville. On lui a préféré le nom d’hôtel d’Uzès en hommage à la comtesse de Tonnerre et duchesse d’Uzès, Louise de Clermont, qui y faisait de fréquents séjours.

A peine sorti de terre, le bâtiment est détruit par l’incendie ravageur de juillet 1556. On le rebâtit avec plus de faste en lui accolant cette belle façade ouvragée, avec ces fenêtres à meneau et sa tour à encoignures.

Seul indice du sinistre, cette inscription « NISI DOMINUS CUSTODIERIT DOMUM, FRUSTRA VIGILAT QUI CUSTODIT » au dessus de la porte, qui ne prend sens qu’en référence au psaume 126 : « Si l’Éternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain ; si l’Éternel ne garde la ville, celui qui la garde veille en vain ».

Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, l’immeuble est détenu par de grandes famille de la ville. C’est entre ces murs que nait le chevalier d’Éon, célèbre espion de Louis XV, en 1728. Tout change avec la Révolution. A partir de 1793, l’habitation est convertie en prison. Ironie du sort, son dernier propriétaire, le sieur de Chamon y est détenu entre 1793 et 1794.

Marché couvert

Patrimoine du XXe siècle

La halle située sous la mairie sera prolongée par une charpente métallique totalement vitrée et les cloisons seront montées en briques. Pour amener un peu de lumière dans la partie semi-enterrée, l’on placera des pavés de verre sur le perron de l’Hôtel de Ville.

Le 4 juin 1903, le conseil adopte le projet de Rousseau, qui s’élève à 92 000 francs.

Les travaux commencent à l’automne et le 16 mars 1904, le nouveau marché couvert de Tonnerre est inauguré en présence du ministre de l’Agriculture.

Inspirée par Baltard, l’architecture de ce bâtiment relève d’une certaine audace. On y voit mêlé la fonte, le verre, la céramique et la brique dans des lignes verticales et harmonieuses qui diffèrent des autres bâtiments industriels. Si ces structures ont eu un certain succès au début du 20e siècles, elles ont souvent été détruites par la suite. Celle de Tonnerre fait donc office de témoin de ce patrimoine méconnu ou oublié. En 1991, le marché couvert est classé à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques et porte le label « Patrimoine du XXe siècle ».

Eglise de Bernouil

Chapelle en forme de mausolée

Située près de l'ancien château, l'église de Bernouil attire tout de suite l'attention du fait de sa forme originale.
Son plan, quadrilobé, l'apparente à une série de monuments très rares en France, celle des chapelles en forme de mausolée.
Édifiée à la Renaissance, un des rares monuments qui puisse lui être comparé est la chapelle des Valois à Villers-Coterêts.
L'église présente une forme très curieuse et rare, en trèfle de quatre segments de cercle en quadrilobe. Le portail, d'ordre toscan, semble avoir été refait au 17ème siècle. Elle est surmontée d'un petit campanile octogonal recouvert d'ardoise.


Le seigneur du lieu, François de Cannelle, y a été inhumé en 1630.


Inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques en 1962, elle a été classée le 25 juin 1979.

Le Kiosque à Baptiste

HOMMAGE

Baptiste Chevreau est mort sous les balles des terroristes, le 13 novembre 2015, au Bataclan à Paris. Il avait 24 ans. Il était musicien.
Cette association a été créée pour honorer sa mémoire.

Le premier projet a été de rénover et reconstruire le kiosque à musique situé sur le Pâtis de Tonnerre (89), ville où Baptiste a passé toute sa scolarité, y compris musicale, et où il aimait retrouver ses amis.

Ce kiosque, monument faisant partie du patrimoine de Tonnerre, a été démonté dans les années 80, il n'en restait que le socle, abîmé. Il a été entièrement reconstruit pendant l'année 2017.

Il est érigé contre la bêtise, la violence et la haine, et porte les valeurs que Baptiste soutenait : la tolérance, l'amour, de la musique, de l'art et des artistes...

Ce kiosque porte son nom : "Kiosque Baptiste Chevreau". Sa rénovation a été rendue possible grâce à l'investissement de tous.

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