Le Chevalier d'Eon

Espion travesti au service de Louis XV

Homme, femme, hermaphrodite ?

La question divisa ses contemporains plus de cinquante ans durant, l’intéressé(e) ayant longtemps, et à dessein, cultivé l’ambiguïté. On alla jusqu’à organiser des paris sur son sexe. Un mystère à la mesure d’une existence terminée misérablement, mais digne des plus extraordinaires romans d’aventures. Dès sa naissance, le 5 octobre 1728, à Tonnerre, l’équivoque enveloppe Charles Geneviève Déon de Beaumont : un prénom masculin, un autre féminin, mais c’est bien un fils que déclare son père, Louis Déon de Beaumont, directeur des domaines du roi. C’est encore un jeune garçon qui entre au collège Mazarin, à Paris, en 1743, et c’est un homme qui en sort, six ans plus tard, diplômé en droit civil et en droit canon. Fine lame et cavalier émérite, Charles Geneviève se fait maintenant appeler “chevalier d’Éon”. Membre du cabinet de l’intendant de Paris, François Bertier de Sauvigny, c’est alors que son destin bascule. Sa vive intelligence et son entregent étant parvenus jusqu’aux oreilles de Louis XV, le voici recruté comme agent du Secret du roi.

Sa première mission : renouer les liens avec la Russie. Qui eut l’idée qu’il se travestisse, pour l’occasion, en femme afin de déjouer la vigilance du chancelier antifrançais Alexis Bestoujev ? Toujours est-il que Charles Geneviève d’Éon se rend, en 1755, à Saint- Pétersbourg sous le nom de Lia de Beaumont. La mystification fait merveille : devenue “lectrice” auprès de la tsarine Élisabeth, “Mlle de Beaumont” parvient à “retourner” celle-ci en faveur de la France. En 1760, à l’issue d’une seconde mission, menée, cette fois, en se faisant passer pour le frère de Lia de Beaumont, Charles Geneviève rentre de Russie avec un traité d’alliance en bonne et due forme. Le succès est total… peut-être pour son malheur. Rendez-vous la semaine prochaine.

Ouvert du 1er avril au 11 novembre, uniquement les week-end de 10h à 18h
Visites guidées à 10h30, 15h00 et 16h30
Groupe et visites la semaine sur rendez-vous

M. Philippe LUYT, 22 rue du Pont 89700 Tonnerre
06 86 37 25 63
deondetonnerre@gmail.com

Marguerite de Bourgogne

Fondatrice de l'Hospice Notre-Dame des Fontenilles

Elle est la fille d'Eudes de Bourgogne, comte de Nevers, d'Auxerre et de Tonnerre et de Mathilde II de Bourbon (1234-1262).

Elle est la petite-fille du duc de Bourgogne Hugues IV et la nièce du duc de Bourgogne Robert II dont la fille se prénommant également Marguerite était cependant née 40 ans plus tard. Cf. Marguerite de Bourgogne (1290-1315).

Elle est la seconde épouse de Charles Ier (1226-1285), roi de Sicile, puis de Naples, roi de Jérusalem, comte d'Anjou, du Maine et comte de Provence.

Elle reçoit Tonnerre en partage alors qu'elle se trouvait en Italie et n'entre vraiment en sa possession qu'à la Toussaint 1273, une date qui marque la séparation des trois comtés d'Auxerre, de Nevers et de Tonnerre. Veuve en 1285, elle se retire à Tonnerre en compagnie de deux de ses parentes, Marguerite de Beaumont, veuve de Bohémond VII, comte de Tripoli, et Catherine de Courtenay, impératrice titulaire de Constantinople. Ces dames résidaient au château de Tonnerre et s’occupaient à des exercices de prière et de charité.

En 1293, Marguerite fonde à Tonnerre l’Hospice Notre-Dame des Fontenilles, et lui assure les revenus suffisant pour son fonctionnement. Cet hôpital deviendra l'Hôtel-Dieu de Tonnerre.

Elle meurt en 1308 sur la motte de Maulnes dans un château aujourd'hui totalement disparu et, n'ayant pas eu d'enfant, lègue Tonnerre à son petit-neveu Jean II de Châlon-Auxerre. Elle fut inhumée dans l’Hospice des Fontenilles.

 

Alfred Grévin

Ssculpteur, caricaturiste, dessinateur et créateur de costumes de théâtre français.

Alfred Grévin est né dans une des maisons de la grande rue d’Epineuil en 1827. Il étudia au collège de Tonnerre1 et avait des aptitudes en sciences naturelles et en dessin.

Il débuta comme employé des chemins de fer dans la compagnie Paris-Lyon-Méditerranée. Sans études préalables et sans autre objectif que s'amuser, il dessinait.

En 1853, il s'installe à Paris. Il met ses talents de caricaturiste au service du journal Le Gaulois dirigé à l'époque par Arthur Meyer, ainsi qu'au Journal amusant. Quelques années plus tard il se verra confier la Une du Petit journal pour rire1 et collaborera au journal Le Charivari.

Les dessins de Grévin appartiennent au domaine du burlesque... Depuis les caricatures jusqu'aux ébauches de "ses" femmes.

En 1869 il fonde avec Adrien Huart, l'Almanach des Parisiennes.

Afin de compléter son maigre salaire de caricaturiste et dessinateur, il travaille comme costumier au théâtre, et auteur de pièces. Alfred Grévin a ainsi durant une dizaine ou une douzaine d'années habillé des vedettes comme Judic ou Théo et les danseuses des théâtres de féerie.

Ses revenus lui permettent à partir de 1867 de s'installer dans une demeure à Saint-Mandé, au 16bis rue de Bérulle2.

En 1881, il est contacté par Arthur Meyer pour réaliser son projet de musée de cire ; musée que le directeur nomme d'après l'auteur des figures de cire, immortalisant le nom de Grévin. Le musée ouvrit le 5 juin 1882. Il rencontra à cette occasion plusieurs fois Émile Zola, dont il voulait faire figurer l'effigie parmi ses collections. Aujourd'hui le musée Grévin accueille près de 800 000 visiteurs par an.

André Maire

VOYAGEUR

Figure emblématique de la peinture Art Déco du 20e siècle, André MAIRE (1898-1984) fait partie de ceux que l’on qualifie de peintre-explorateur. Précoce, il suit à un jeune âge l’enseignement, aux Beaux-Arts de Paris, de celui qui deviendra son beau- père : Émile Bernard, peintre postimpressionniste majeur et écrivain. Ce dernier le forme alors aux techniques classiques de la peinture et en particulier l’usage des couleurs ainsi que l’importance de la composition.

La qualité du dessin d’André MAIRE reflète la profonde admiration qu’il cultive pour les grands maîtres italiens tels que Le Piranesi.


Très tôt, il trouve son style artistique personnel et s’affranchit de toute influence ou dogme créatif. La longévité de sa carrière est directement liée à la fréquence des voyages qu’il a effectué tout au long de sa vie, un enrichissement intellectuel et une source d’inspiration constante.

Son talent est reconnu pour ses fameux fusains, aquarelles et gouaches mais également la beauté de ses encres et sépias. Ses œuvres font partie des collections permanentes de nombreux musées. En 1934, le tableau « Le Pont de Tolède » fait l’objet d’une acquisition par le Musée National d’Art Moderne – Centre Pompidou ; puis en 1936, la ville de Paris de « Espagne – Pont à Cuenca ».

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